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Après tous ces documentaires, une petite page de pub est de rigueur. Voici donc pour vous un photo-montage sorti des archives, datant de Mars 2006 lors de notre camp dans le Jura. Disons pour notre défense qu'on en avait bavé, (le pire camp que j'aie connu jusqu'ici) et qu'il nous fallait bien un petit moment de détente pour décompresser. Alors autant que ce soit notre lieutenant qui en fasse les frais ! (le bleu tout en dessous, c'est lui !)

# Posté le samedi 11 novembre 2006 19:44

Vu sur TF1

Vu sur TF1
Vous vous demandez encore ce que ça donne, une reconstitution historique ? Regardez ce reportage passé sur TF1 le 11 novembre dernier, pour la célébration du 145e anniversaire de la bataille de Bull Run. Edifiant ! Bien sûr, en France, nous ne possédons pas -ou peu- de chevaux et encore moins de canons, mais ça donne un avant-goût !

http://tf1.lci.fr/infos/media/jt/0,,3354330,00-reconstitution-guerre-secession-.html

Vous trouverez la vidéo d'où sont tirés les images utilisées pour ce reportage à cette adresse :
http://www.dailymotion.com/visited/search/reconstitution%20guerre/video/x8viz_civil-war

# Posté le lundi 13 novembre 2006 16:27

Modifié le mardi 01 mai 2007 15:27

Lisieux 2006 : La tension monte !

Lisieux 2006 : La tension monte !
Le week-end prochain, nous avons l'insigne honneur d'accueillir sur notre terrain de Lisieux une quinzaine de reconstitueurs anglais de l'American Eagle Society, très réputée au sein de la reconstitution pour leur sérieux et leur authenticité. De ce fait, aucun écart d'authenticité ne sera accepté ! Tout sera reconstitué au détail près, que ce soit au niveau montage de tentes, couchage, maniement d'armes, tours de garde, etc... Pendant 48h (72h pour les plus courageux), une totale déconnexion avec le monde moderne nous attend, un vrai plongeon 140 ans plus tôt. Le froid, la faim, la fatigue, la peur, l'anxiété seront notre lot quotidien. Rendez-vous la semaine prochaine pour un compte rendu détaillé avec photos à l'appui !

Quoi ? J'ai oublié quelque chose ?
Ah oui, la bataille que nous reconstituerons... Le siège de Knoxville... Pour plus de détails, je ne puis que vous renvoyer à cette page :
http://perso.orange.fr/20thmainecok/evenements/camp%202006/informations%20francaises.htm
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# Posté le lundi 13 novembre 2006 17:09

King Philip, un cheval de légende

King Philip, un cheval de légende
on pourrait croire que la bravoure de ses hommes suffit seule à la cavalerie sudiste pour faire toute sa légende...
Eh bien détrompez-vous !

un cheval s'est rendu célèbre pour avoir exécuté le prodige d'avoir chargé l'ennemi seul !!
Je m'explique :
Quelques jours après la fin de la Guerre de sécession, le Général Nathan Bedford Forrest était de retour chez lui. En voyant des soldats fédéraux s'approcher de la maison, King Philip a chargé tout seul les hommes en uniforme bleu ! (réflexe conditionné ?)
Les officiers tentaient de se défendre car le cheval cherchait à les mordre. Jerry, un serviteur de Forrest, se dirigea vers eux pour protéger le cheval. L'un des officiers avait dit par la suite à Forrest ces paroles célèbres: «Tes «Nègres» ont combattu pour toi et même tes chevaux font la même chose!» «Your negroes fight for you, and your horses fight for you.»
(source : Encyclopédie Mcshan)
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# Posté le lundi 13 novembre 2006 19:17

Modifié le lundi 20 novembre 2006 21:31

Lisieux 2006 : Compte-rendu

Lisieux 2006 : Compte-rendu
Nous voici donc de retour après trois jours de reconstitution époustouflante. Le temps, pourtant incertain, fut dans l'ensemble clément. Soleil en journée, pluie la nuit, voici un rythme qui nous convenait parfaitement. Cependant, la tempête que nous essuyâmes le vendredi soir nous causa quelques frayeurs en soulevant les toiles et en abattant deux tentes mal fixées...
Les plus courageux arrivèrent vendredi pour mettre en place le campement et les lignes de défenses : Rails fences, abattis, chevaux de frise... L'ouvrage ne manquait pas ! Mais une fois cela fait, nous pouvions partir sur de bonnes bases. Nous pouvions attendre les sudistes de pied ferme...
Après une soirée forte en musique et en chants pour certains, de parties de poker pour d'autres, le campement retrouva une relative tranquillité que seule la pluie et les chouettes hululantes rompirent.

Sept heures du matin. Au doux son de la voix de notre sergent Mac Foye, la compagnie s'éveille. Dans deux heures, les choses sérieuses commenceront. En attendant, roll call (appel) pour dénombrer les absents, et distributions des corvées... Qui échurent aux joueurs de poker de la veille ! Bien que planqués, ceux-ci avaient été repérés par le sergent Mac Foye. (les jeux d'argent, rappelons-le, sont interdits dans l'armée fédérale !)
Vers les neufs heures, la compagnie fut rassemblée. Des feux de camp étaient signalés au sud, et nous devions partir en reconnaissance pour s'assurer qu'il s'agissait de civils et non pas de confédérés. Nous avançâmes en tirailleurs, chaque homme espacé de cinq pas. Et bien nous en prit d'être prudents ! Car dès que nous fûmes à portée, des coups de feu retentirent. Ce n'était certainement pas les civils qui se défendaient ainsi ! Après nous être battus un court instant, nous nous retranchâmes derrière nos fortifications, sachant à présent à quoi s'en tenir, sous les quolibets des confédérés qui n'hésitèrent pas à nous narguer.

Se sachant à présent découverts, ceux-ci n'hésitèrent pas à nous tirer dessus dès que l'occasion se présentait, nous obligeant à garder une position inconfortable, planqués derrière les rails fences, agenouillés dans l'herbe humide. Les provocations fusaient de part et d'autre, faisant monter la tension.
Un peu plus tard dans la journée, le lieutenant m'emmena en mission au devant de nos lignes, dans le but de descendre l'officier ennemi qui, avec une nonchalance insolente, se tenait sur une butte, à quelque cent cinquante mètres de nous, nous observant à la jumelle. Défiant la vigilance des sentinelles ennemies, nous nous glissâmes à travers les haies de fougères. Pourtant, après deux tirs infructueux, nous dûmes précipitament battre en retraite, alors qu'un détachement confédéré s'élançait à nos trousses... Rarement j'avais couru aussi vite, et le plus fort fut de sauter la rail fence !!!

L'offensive ennemie suivante nous laissa à la fois perplexes et inquiets. En effet, les confédérés testèrent nos défenses sur le flanc gauche, puis sur le flanc droit, mais sans grande conviction. Croyant à une diversion, nous nous attendions à voir débouler ces diables gris à un endroit auquel nous ne nous attendions pas. Mais cela ne devait pas se produire, et ils se contentèrent finalement d'une offensive franche sur notre flanc droit, que nous parvînmes à repousser sans mal.
La journée passa dans une suite d'escarmouche plus ou moins intenses, entrecoupées de longs moments d'attente qui mettaient nos nerfs à rude épreuve. La compagnie était divisée en deux sections, chacune relayant l'autre sur le front. Ainsi, alors qu'une montait la garde, l'autre pouvait se reposer au camp, tout en se tenant à disposition à la moindre alerte. Et celles-ci fûrent nombreuses ! Je me souviens d'un moment où, à peine relevés, j'avais juste finit de faire chauffer mon café qu'il nous avait fallut retourner au front repousser une attaque ennemie. J'avais même pas eu le temps de toucher à mon quart !
Un des moments forts de cette après-midi fut celui où le lieutenant m'envoya en compagnie du sergent Mac Foye descendre deux sentinelles ennemies, sur le flanc droit. Nous rampâmes à la manière de sioux malhabiles, et nos adversaires ne furent pas dupes. Bientôt, osant une avancée aussi brave que folle, le sergent Mac Foye arriva à découvert, au sommet d'une petite butte, et fut aussitôt la cible des confédérés, alors que moi, cloué par la terreur, je me tapissait dans les fougères à quelques mètres de là. Je tentais malgré tout d'avancer vers Mac Foye. Peut être était-il simplement blessé, peut être pourrais-je arrive à le soustraire aux balles des rebelles.
Pourtant, dès que j'esquissais le geste d'avancer, de me lever, je voyais la sentinelle la plus proche me viser avec soin. Je ne pouvais rien faire. Ni reculer, ni avancer. J'étais désemparé.
Pas pour longtemps car après quelques minutes qui me parurent des heures, les renforts, désorganisés, arrivèrent. D'abord en la personne de Flo qui, bravant les fusils ennemis, piqua un sprint vers Mac Foye avec une inconscience si déconcertante que les Sudistes oublièrent de lui tirer desssus ! Puis arrivèrent Groundhog, Ferreol et quelques autres, qui couvrirent ma retraite et celle de Flo. Mac Foye, malheureusement, resta un long moment innaccessible et nous ne pumes le récupérer que bien plus tard, après un échange de prisonniers.

Le crépuscule assombrit enfin le ciel et la pénombre obscurcit le paysage, apportant avec elle une sécurité somme toute relative et psychologique. Et en effet, contre toute attente, alors que la nuit était bien tombée, un coup de feu déchira les ténèbres. Tout le monde fut sur pieds, stupéfaits ; les sudistes tentaient une attaque nocturne !
Ce fut alors un combat irréaliste. On ne pouvait pas voir l'ennemi, mais on le devinait là, tapi dans l'ombre, attendant l'occasion de descendre l'un des notres. On pouvait entendre les bruissements de pas dans les fougères, des ordres jetés brièvement d'une voix étouffé. La nuit déforme les distances, et je ne pouvais estimer justement où ils se trouvaient. Peut être à dix mètres, peut être à trente... seuls les coups de feu sporadiques, fusant comme de mauvais feux d'artifice, nous indiquaient çà et là leurs positions. Dépités, nous reprîmes nos positions derrière les rails fences, mais l'ennemi ne poussa pas plus loin son avantage. Malgré l'avant-poste installé à cet effet, il n'y eut pas d'autres alerte cette nuit-là.

Dimanche - Après une nuit plus ou moins agréable pour certains (l'avant-poste s'étant fait rincer toute la nuit), le réveil se fit doucement, le plus dur étant de ranimer le feu, éteint durant la nuit. Puis après un petite déjeuné frugal, la première section fut envoyée sur les barricades, tandis que la deuxième restait au camp...
Pas pour longtemps ! Vers les neufs heures, les premiers coups de feu retentirent, et nous fûmes tous diligentés en renfort. L'escarmouche qui s'ensuivit fut d'une rare intensité, et eu tôt vite fait de nous sortir totalement des lymbes du sommeil. Surgissant de partout, comme s'ils étaient deux cent cinquante et non pas vingt-cinq, les sudistes nous attaquèrent, défoncèrent nos défenses et nous fûmes très vite submergés. Près de la moitié de la compagnie fut "tuée" ou "blessée" dans cet affrontement, et nos supérieurs eurent bien du mal à regrouper nos forces, éparpillés et en proie à un certain désarroi.
Pendant un long moment, nous nous retranchâmes derrière notre ultime ligne de défense, indécis.
Le sort tourna à notre avantage quand un événement inattendu survint : des civils, à la loyauté discutable, avaient dérobé une certaine quantité de havresacs et de gourdes, que nous pûmes, après un long palable, négocier contre l'échange des prisonniers. Une fois les forces rééquilibrées, nous nous sentions de taille à reprendre les positions qui nous avaient été enlevées.
Pourtant, le lieutenant avait décidé d'en finir avec panache. Laissant la moitié de l'unité à défendre le camp, il mena l'autre sur une haute colline à la pente escarpée, que nous nommâmes tout modestement "Fort Sanders" par la suite. Planqués dans les taillis, nous pouvions tirer sur les sudistes à l'envi, sans trop risquer de réplique. Surtout qu'ils arrivèrent en bloc compagnie, faisant une bien belle cible. Ils tentèrent bien de nous déloger par un tir par compagnie, mais abandonnèrent devant l'inutilité de leur action, et se concentrèrent sur la défense du camp. Celui-ci fut bientôt envahi, nous vîmes notre hospital stewart Perkins être capturé. Pourtant, nous, nous tenions bon du haut de notre promontoire. Quand les sudistes se tournèrent vers nous et nous chargèrent, ce fut une vraie "boucherie". La pente escarpée, boueuse et glissante, envahie de ronces, ne permettait pas une progression rapide. Il aura presque fallut y aller avec les mains pour grimper efficacement, ce qui n'est pas chose très digne ni très aisée un fusil à la main ! Les assaillants furent donc très vite repoussés, au sens propre comme au figuré. J'ai souvenir de Ouioui qui, arrivé jusqu'à nous, fut repoussé d'une main et, la pente aidant, recula de trois mètres pour éviter la chute. Les morts se multipliaient et bientôt, la reddition fut la seule chose qui put stopper la lutte.
Le camp s'arrêta sur cette note éclatante, une victoire nordiste et une bataille mémorable. Les honneurs furent rendus à chacun, puis tout se termina dans une poignée de main cordiale. La barrière de la langue, entre français et anglais, n'empêchait pas de vivre la même passion, et cette expérience nous a donné une leçon d'humilité autant que d'espoir.

# Posté le lundi 20 novembre 2006 21:14

Modifié le samedi 25 novembre 2006 21:29