Être un homme en reconstitution

Être un homme en reconstitution
La femme est, historiquement, très peu présente dans la Guerre de Sécession. On la retrouve en tant que vivandière, infirmière, femme de mauvaise vie... Mais il y en eut quand même dans les rangs (très peu, cela va sans dire), se faisant passer pour des hommes, la plupart du temps avec la complicité des soldats de la compagnie et parfois même celle des officiers.
Sans entrer en polémique avec la place que peut prendre une femme en reconstitution, voici quelques conseils qui peuvent être donnés, et que vous pouvez retrouver en édition originale sur ce lien (Merci à Mcshan pour l'adresse) :
http://scard.buffnet.net/pages/articles/womensoldiers.html

Avant tout, il faut trouver la part de masculinité en soi. Enrayez toute coquetterie et attention féminine qui pourrait ruiner votre portrait de soldat. Le meilleur moyen est d'observer les photos d'époque, qui sont riches d'éléments instructif pour éviter toute erreur. Chaque détail doit être passé au crible : La coupe de cheveux, la figure, les mains, l'allure, le comportement, la façon de parler et les occupations.

coupe de cheveux : Si on étudie les coupes de cheveux en vogue dans les années 1860, on peut remarquer une très grande variété de types. Mais il en existe quelques unes à ne pas appliquer, il faut donc éviter toute erreur. Choisissez votre coupe judicieusement !
Souvent les cheveux étaient séparés par une raie, qui était maintenue en place par un traitement à base d'huile. En campagne, les cheveux étaient rarement lavés, ce qui, avec la sueur et la saleté, constituait à la longue une huile naturelle. Les cheveux à chapeau, plâtrés en bas mais dotés d'une frisette ou d'une vague à hauteur du chapeau, étaient chose courante pour le soldat de base.
Cheveux longs ? Ce style, bien que remarquable, fut très peu adopté, que ce soit par le soldat ou par l'officier. Les plus connus furent Custer et Pickett. Ils furent l'exception qui confirme la règle. Entre les marches, les combats et les corvées, le soldat n'avait pas l'occasion de se préoccuper de ses cheveux. Ils furent moins de 1 sur 300 à les porter long, souvent graisseux et coupés juste au dessus du col.
Si vous voulez être sûre d'avoir une coupe de cheveux correcte, coupez-les à hauteur du col, ou plus court, en rapport à ce qui est dit plus haut. Mais surtout, ne jouez pas à l'imbécile en tentant de rassembler vos cheveux longs sous le chapeau, ce qui n'aurait qu'un effet ridicule !
Avant de partir à un événement, vous pouvez lisser vos cheveux avec une pommade ou de l'huile capillaire.

Pour le visage : C'est la partie la plus importante, celle qui reflétera votre virilité. Ne vous donnez pas la peine d'investir dans des barbes et des moustaches postiches, à moins que vous soyez experte dans le latex et que votre travail est de haute qualité professionnelle, et qui serait crédible même après un examen minutieux. Une fausse barbe reste une fausse barbe et risque de vous lâcher au plus mauvais moment possible.
Les hommes se rasaient de frais dès qu'ils le pouvaient. Les groupes en campagne pouvaient montrer une ombre de quelques jours, mais la plupart des jeunes gens étaient incapable de fournir une pilosité faciale respectable. Vous ne choquerez donc personne avec votre visage imberbe. Si votre appartenance ethnique vous bénit d'un léger duvet sur la lèvre supérieure, vous pouvez exploiter le trait en utilisant du mascarat imperméable à l'endroit où la moustache et les favoris devraient être. Assurez-vous au préalable que la couleur s'accorde à celle de vos cheveux. Cela ne doit pas paraître ridicule.

Une femme reconstitueuse a trouvé la meilleure et la plus simple technique qu'il puisse exister pour cacher au mieux ses traits délicats : la saleté. La saleté devient votre amie quand elle est votre meilleur maquillage de virilité. Chaque matin, elle mélangeait une poignée de terre avec de la cendre et s'en frottait le visage, en insistant sur les joues, le menton et les tempes. Elle en enlevait l'excès et ses pores, remplies de ce mélange terrestre, lui faisait paraitre avoir une ombre de cinq heures. L'avantage de ce traitement est qu'il est gratuit, hypoallergénique et qu'il s'enlève simplement avec de l'eau et du savon. Le même traitement peut être fait pour les ongles, qui paraitrons ainsi encrassés, donc virils. Sur ces mêmes ongles, il est bien entendu inutile de dire qu'il ne faut pas y avoir fait de manucure récemment ni y avoir mis de vernis ! Ils doivent être courts, et s'ils sont cassés ou rongés, c'est encore mieux !
Quoique vous fassiez, n'utilisez pas de maquillage. Pas même un soupçon de fard à paupières ou de baume à lèvres. Souvenez-vous que les hommes ne se maquillent pas !

Le torse : Les hommes ont des épaules plus larges, des poitrines et des cous plus épais, des hanches étroites et des bras plus puissants que les femmes. Avec un minimum de mise en scène, vous pouvez imiter cette apparence et camoufler ainsi votre forme féminine.
Si vous portez une sack coat, votre tâche sera simplifiée. La forme de cette veste recèle une multitude de creux si vous la portez sans la ceinture. Si vous portez une ceinture, placez-là quelques centimètres en dessous de votre taille naturelle pour faire apparaitre le torse plus plat. Les coutures d'épaule des chemises et des vestes de l'époque vous aiderons à faire paraître vos épaules plus large, mais vous pouvez aussi vous aider avec de petites épaulettes pour parfaire l'illusion.
Faites attention au col de votre chemise. Pour faire paraître votre cou plus massif et cacher votre absence de pomme d'adam, préférez les chemises avec un col attaché haut. Vous pouvez aussi y rajouter un foulard. Achetez des chemises une ou deux tailles plus grandes, afin de cacher vos formes.
Une veste plus courte demandera plus d'effort. Assurez-vous qu'elle soit large d'épaule et suffisament ample pour finir au milieu de la hanche pour allonger le torse et cacher vos formes. Faites en sorte de porter votre veste à tout moment, à moins que vous puissiez paraître virile avec un simple gilet. Un gilet avec un col haut et finissant sur la hanche restera alors votre meilleure option. N'hésitez pas à demander l'avis de vos camarades, autant soldats qu'officiers, s'ils vous jugent crédible en bras de chemise ou non. Respectez leur avis. S'il s'avèrent que vous n'êtes pas convaincante, gardez votre veste !
De plus, soyez attentive à la façon dont vous portez votre gourde. La courroie ne doit en aucun cas révéler que vous êtes une femme en se coinçant au mauvais endroit !

Passons au sujet le plus intime du camouflage : Vous faire paraitre privée de seins. Aucun soutien-gorge au monde ne pourra les aplatir suffisament. Les soutiens-gorge de sport empêcheront certes le rebond, mais ne cacheront en aucun cas la saillie révélatrice.
N'ayez crainte, la solution est simple comme bonjour. Achetez un bandage type Elastoplast, comme ils en font pour les genoux. ce genre de bande est assez souple et confortable. Il doit être assez large (minimum 15 cm) et assez long (minimum 2,50m) pour éviter qu'il ne glisse. Il comprimera votre poitrine sans occasionner de gêne, donnant l'illusion de pectoraux et éliminant tout rebond.
Mais il n'y a pas de solution miracle. Si la nature vous a dotée d'une poitrine généreuse, il faudra remettre en question votre place dans les rangs (authenticité oblige), et envisager un rôle de vivandière ou d'infirmière, où vous pourrez être librement féminine.

Coté pantalon, choisissez-en un plutôt large aux hanches, et tombant sur les chaussures. Vous pourrez le maintenir bas avec vos bretelles, toujours pour donner cette apparence de poitrine plate, et cacher votre taille étroite. Une bonne paire de chaussettes en laine cachera vos chevilles étroites et gracieuses. Dans un soucis de sûreté de mouvement, évitez des brogans trop grandes, même si cela est tentant de se donner ainsi l'apparence de grands pieds. Les hommes aussi peuvent avoir de petits pieds, même s'ils l'admettent difficilement.

La démarche : Observez les hommes quand ils bougent. Leurs pieds font face vers l'avant, et ils marchent à grands pas. Ils balancent leurs bras, sauf s'ils portent quelque chose. Ils se tiennent debout, jambes campées, les bras croisés sur la poitrine. Ils portent les objets sur leur dos ou leurs épaules. Ils s'assoient dès qu'ils le peuvent, s'appuyant légèrement de leurs mains ou leurs épaules sur les genoux, ou s'adossant quelque part, toujours à manipuler quelque chose, fumant la pipe, chiquant, taillant un bout de bois au couteau, se curant les ongles, se tapotant sur le ventre ou se grattant. Les imiter demandera un peu d'entraînement, mais apportera beaucoup à votre crédibilité.

Les hommes ne se déhanchent pas, ne se dandinent pas ou n'évoluent pas d'un pas léger, à moins de vouloir choquer leur entourage. Empêchez vos hanches de se balancer. Les hommes ne restent pas debout les mains sur la taille ni ne pose leur tête ou leurs coudes sur quoique ce soit. En portant un objet, placez-le sur votre épaule.
Une pelle ou tout autre outil doit être mis en équilibre sur l'épaule, et non pas utilisé comme une canne. L'heure des repas est l'occasion de combler votre gosier, de la façon la plus grossière qu'il soit ; Essuyez votre bouche avec la main ou un coin de votre chemise et n'oubliez pas de roter (position droite, tête haute, il doit venir du fond de la poitrine) !
Exercez votre regard, faites le aussi dur que du métal. Ainsi, vous pourrez affronter le regard des autres sans ciller ni rougir.

Le parler : les gens des années 1860 étaient généralement instruits et avaient dans l'ensemble plus de vocabulaire qu'à présent. Cependant, un soldat est avant tout un homme et il faut s'attendre à ce qu'il ait des conversations grossières et viriles. Etudiez l'argot de l'époque et n'hésitez pas à l'utiliser. La vie militaire était austère et à la fois rude, sale, morne, stressante et dangereuse.
N'essayez pas d'abaisser votre voix, cela sonnerait faux et vous la fatigueriez vite. Au lieu de cela, expirer par la poitrine quand vous parlez, ouvrez la bouche et soutenez votre tête. Votre voix prendra naturellement un registre plus grave.
Si quelqu'un raconte une blague, ne gloussez pas comme une dinde, mais partez plutôt d'un gros éclat de rire, accompagné d'une claque sur le genou ou sur l'épaule du voisin. Apprenez à jouer aux cartes et aux dés. Si vous êtes d'un tempérament plus calme, lisez tranquillement la Bible ou écrivez à votre famille. Ne soyez pas trop sensible ni susceptible. Si les hommes vous jouent des tours, c'est qu'ils vous considèrent comme l'un des leurs.
Préparez-vous pour donner le meilleur de vous même. S'ils vous taquinent que vous êtes un garçon sans barbe, vous pouvez toujours leur répondre qu'eux se la laissent pousser car ils n'ont pas trouvé de buisson assez grand pour se cacher derrière. Trouvez des idées, répondez du tac au tac.

Vous obtiendrez plus d'astuces et de renseignements à cette adresse (attention, c'est en anglais) :
www.geocities.com/womansoldier

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 00:15

Modifié le dimanche 26 novembre 2006 00:28

Hardtack, come again no more !

Hardtack, come again no more !
Revenons au Hardtack, ce biscuit du soldat aussi salvateur que redouté. La recette en est simple, même un mauvais cuisinier ne peut pas la rater. Entièrement composé d'eau et de farine, cela ne vous ruinera pas en ingrédients. Il vous faudra juste investir dans un emporte pièces en fer, de 8cm de côté.

Dans un premier temps, mélanger la farine et l'eau en quantité suffisante pour obtenir un mélange élastique et homogène, qui ne colle pas.
Etalez la pâte sur 1,5 cm (plus ou moins), puis la découper à l'emporte pièce. Pratiquez des points sur le biscuit (16 sur chaque face, 4 rangées de 4), puis faites cuir au four, jusquà ce que le hardtack soit d'une couleur jaune pâle.

Le hardtack, s'il est préparé correctement, n'as pas de date limite de consommation. Un reconstitueur m'a confié avoir retrouvé des hardtacks vieux de 10 ans, toujours consommables !

Les utilisations sont nombreuses. Au repas, en le mélangeant dans le café, ou en l'émiettant dans la poêle avec du bacon. Au combat en tant que projectile, gilet par-balles ou, empilés les uns sur les autres, mur de défense...

Pour finir, voici la chanson dont je vous avait déjà parlé dans l'article consacré au vocabulaire :

HARD TACK, COME AGAIN NO MORE

Anonymous

Let us close our game of poker, take our tin cups in our hand
As we all stand by the cook's tent door
As dried monies of hard crackers are handed to each man.
O, hard tack, come again no more!

CHORUS: 'Tis the song, the sigh of the hungry:
"Hard tack, hard tack, come again no more."
Many days you have lingered upon our stomachs sore.
O, hard tack, come again no more!

'Tis a hungry, thirsty soldier who wears his life away
In torn clothes--his better days are o'er.
And he's sighing now for whiskey in a voice as dry as hay,
"O, hard tack, come again no more!"--CHORUS

'Tis the wail that is heard in camp both night and day,
'Tis the murmur that's mingled with each snore.
'Tis the sighing of the soul for spring chickens far away,
"O, hard tack, come again no more!"--CHORUS

But to all these cries and murmurs, there comes a sudden hush
As frail forms are fainting by the door,
For they feed us now on horse feed that the cooks call mush!
O, hard tack, come again once more!

FINAL CHORUS: 'Tis the dying wail of the starving:
"O, hard tack, hard tack, come again once more!"
You were old and very wormy, but we pass your failings o'er.
O, hard tack, come again once more!

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 13:13

Modifié le dimanche 26 novembre 2006 23:44

Le rêve d'Abraham Lincoln

Le rêve d'Abraham Lincoln
Le 14 avril 1865, Abraham Lincoln a raconté un rêve bien étrange. M. et Mme Lincoln recevaient quelques amis à la Maison Blanche. Le Président se mit à raconter comme ce rêve l'avait troublé.

"C'est étonnant, dit-il, de voir l'importance des rêves dans la Bible. Dans seize chapitres de l'Ancien Testament et quatre ou cinq du Nouveau Testament, on mentionne des rêves ; et beaucoup d'autres passages de la Bible se réfèrent à des visions. Si nous croyons ce que dit la Bible, nous devrions accepter que bien des choses viennent à notre connaissance par les rêves. L'autre nuit, j'en ai fait un qui depuis lors ne cesse de me hanter. J'entendais des sanglots, comme si un grand nombre de gens pleuraient doucement ; mais cette foule éplorée m'était invisible. Je suis passé dans une autre pièce ; il n'y avait personne, pourtant les mêmes bruits de pleurs me suivaient à mesure que j'avançais. Chaque objet m'était familier mais je ne pouvais voir nulle part ces gens qui se désolaient comme si leur c½ur allait se briser. J'étais intrigué et inquiet. Quand je suis entré dans la East Room, une surprise m'a serré le c½ur. Il y avait devant moi un catafalque sur lequel reposait un cadavre sous un suaire. Tout autour, des soldats semblaient monter la garde et une multitude de gens contemplaient tristement le corps, dont le visage état caché. « Qui est mort à la Maison Blanche ? » ai-je demandé à un soldat. « Le Président » m'a-t-il répondu. « Il a été assassiné. » Un long sanglot de douleur est alors monté de la foule et cela m'a réveillé. Ce n'est qu'un rêve, dit le Président, mais il m'a étrangement troublé ; allons ! N'en parlons plus !"

Le soir même, Lincoln tombait sous les balles de John Wilkes Booth. Son corps fut exposé à la Maison Blanche dans l'East Room...

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 20:25

Modifié le dimanche 26 novembre 2006 20:37

Hunley vs Housatonic : La mission fatale

Hunley vs Housatonic : La mission fatale
11,50m de long, 2m de large, doté d'une perche terminée par une mine explosive (Spar Torpedo), le Hunley est un des premiers sous-marins de l'Histoire a être utilisé de façon effective lors d'une guerre. Mais malgré l'ingéniosité de ses concepteurs, Horace Hunley, James McClintock et Baxter, on pourrait croire qu'un mauvais sort lui a été jeté tant sa courte carrière a été parsemée d'embûches dignes de la pire des malchances.



UN DEBUT PROMETTEUR

Juillet 1863 - Après plusieurs mois de construction et deux prototypes (le Pioneer et l'American Diver), le Hunley montre ses capacités d'attaque au commandant des forces navales de Mobile : Franklin Buchanan.
Un vieux vraquier transportant d'ordinaire du charbon fut mouillé au milieu du fleuve de Mobile. Le Hunley descendit de ses rampes de bois et se glissa vers le navire, trainant dans son sillage une longue corde à laquelle était arrimée une charge explosive. En s'approchant de la cible, il plongea progressivement et sous les yeux de l'assistance, disparu de la surface des flots.
A sept mètres de la cible, le sous-marin stabilisa sa plongée. Puis il y eut un bruit sourd, un choc énorme qui enveloppa le Hunley et le fit vibrer de toutes ses tôles. Du vraquier, il n'en restait rien. Le Hunley avait réussit son essai.
Dès lors, une question fut soulevée ; où cette nouvelle arme serait la plus efficace ? Bien vite, il apparut que Mobile, en raison de son emplacement dans le Sud profond et de son port fortifié, n'en avait pas grand besoin. Quelques jours après la démonstration, le Hunley fut donc envoyé par train à Charleston.

LE BLOCUS DE CHARLESTON

Le navire arriva dans la matinée du 12 juin 1863. Peu de temps après, les forces de l'Union stationnées à Morris Island envoyèrent leurs premiers tirs sur Charleston. Mais que pouvait faire le Hunley contre le pilonnage incessant des batteries nordistes ? Il restait cependant leur seul espoir pour rompre le blocus qui étranglait la ville.

Il partit donc pour une mission de nuit, afin de couler une frégate de l'Union. Mais la tragédie le frappa et il coula au bout du quai de Fort Johnson. Seuls quatre des neufs marins de l'équipage survécurent, qui racontèrent que l'officier responsable, le lieutenant John A. Payne, avait malencontreusement heurté le levier commandant la plongée, alors que les écoutilles étaient toujours ouvertes.

NAUFRAGES A REPETITION

Sitôt coulé, sitôt renfloué, le Hunley ne resta pas longtemps hanter les fonds marins. Un second équipage, habitué aux opérations du Hunley, fut recruté parmi les ateliers d'usinage de Mobile.
Malgré ces précautions, cela n'empêcha pas un second naufrage, dans des conditions toutes aussi tragiques. Le 15 octobre 1863, le Hunley coula lors d'un exercice de plongée, tuant tout son équipage (Horace Hunley inclus). Les raisons de ce second naufrage ne furent jamais découvertes.

Après un nouveau renflouement et le recrutement d'un troisième équipage, le Hunley subit plusieurs mois de modifications et de missions d'exercice, avant d'être de nouveau déclaré opérationnel. Malgré la malchance qui l'avait suivit jusqu'ici, le Hunley restait un des derniers espoirs de la Confédération pour rompre le blocus et sauver Charleston. Il fut décidé que le lieutenant George Dixon serait le nouveau commandant du sous-marin, malgré les appréhensions du général Beauregard.

VERS UN DESTIN TRAGIQUE

Pendant longtemps, l'identité des membres de l'équipage fut inconnue. Le projet du Hunley ayant des liens étroits avec les services secrets confédérés, la plupart des archives concernant le sous-marin furent détruites à la chute de Richmond. Cependant, depuis 2001, la généalogiste Linda Adams a entamé des recherches massives pour retrouver le nom des membres de l'équipage. Ses recherches, ajoutées aux données archéologiques, pourraient dans le temps donner des indications sur ce courageux équipage.

Le 17 février 1864, le Hunley partit pour sa mission ultime : couler le Housatonic, un navire de l'Union participant au blocus. Mais l'équipage de celui-ci, tenu en alerte par la menace de cette nouvelle arme confédérée, repéra rapidement le sous-marin et donna l'alerte. Cependant, les canons n'était pas conçus pour tirer sur une cible aussi basse, et le navire était désemparé. L'équipage essaya bien de tirer sur le Hunley à coups de fusils et de revolvers, mais les balles ne faisaient que ricocher sur le blindage, et le Hunley continuait d'avancer, inexorablement. Il finit par enfoncer sa longue perche sous la ligne de flottaison de la frégate, y enfonçant une mine de 135 livres. Puis il battit en retraite, trainant derrière lui sa ligne de détonation longue de 50 mètres. Dans les secondes qui suivirent, la confusion régna à bord du Housatonic, chacun en proie à la panique la plus totale. L'explosion retentit, tuant cinq marins et incendiant la frégate. Une fois en sécurité, l'équipage du Hunley refit surface pour signaler à ses camarades restés sur les rives de l'Ile Sullivan le succès de leur opération.
Ceux-ci attendirent alors le retour des héros avec anxiété. Et pourtant, quelques minutes après sa victoire, le Hunley disparut sans laisser de traces...
Cette nuit-là, une page de l'Histoire fut écrite, et un mystère naquit. Qu'est-il arrivé au Hunley ? A-t'il coulé ? Si oui, pourquoi ? Son épave ne sera-t-elle jamais retrouvée ?

UN MYSTERE IRRESOLU

Dans les années qui suivirent la Guerre de Sécession, le grand forain J. T. Barnum proposa $100.000 de récompense à qui retrouverait l'épave. Mais les années passant, le Hunley garda tous ses secrets et demeura dans l'inconnu. Il faudra attendre 1995 et les technologies modernes pour recommencer les recherches. Ce fut l'aventurier Clive Cussler qui retrouva le sous-marin, reposant dans l'océan atlantique, enfoncé dans le sable et la vase intact et remarquablement bien conservé, à quelques encâblures seulement du port de Charleston, et détenant toujours son macabre équipage. Le Hunley fut présenté au public le 8 août 2000, complétant ainsi une des pages de l'Histoire de la Caroline du Sud.
Aujourd'hui encore, le mystère de son dernier naufrage reste entier. Défaillance des moteurs ? Erreur de l'équipage ? Ceci restera l'un des mystères jamais résolus.

Sources : Wikipédia, Friends of the Hunley
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# Posté le dimanche 26 novembre 2006 22:52

Modifié le dimanche 26 novembre 2006 23:43

La légende de Jock Flemming

La légende de Jock Flemming
En août 1864, un mât cassé et un ravitaillement au charbon poussent le forceur de blocus CSS Tallahassee à rallier Halifax (Canada). Cette frégate cuirassée à voile et à vapeur s'était distinguée lors des missions les plus éclatantes de la Marine Confédérée. Il a été rapporté qu'elle aurait coulé 25 navires et capturé 7 autres ! Inutile donc de préciser dans ces conditions que sa capture était une des priorités de la Marine unioniste.
La neutralité de la Nouvelle Angleterre obligeait le CSS Tallahassee de ne séjourner que vingt-quatre heures dans ses eaux. En dépit des protestations de l'Union, le navire corsaire obtint une prolongation de vingt quatre heures supplémentaires pour finir ses réparations et compléter son ravitaillement.

Le commandant de la frégate, le capitaine John Taylor Wood (neveu de Jefferson Davis), n'est pas sans savoir que les croiseurs ennemis étaient sur sa route de sortie d'Halifax, lui tendant une embuscade. C'était suffisant pour le convaincre de tenter une sortie aussi audacieuse qu'inconsciente, compte tenu de tous les dangers que pouvait recéler une telle entreprise.
Un vieux pilote de port, Jock Flemming, lui fut recommandé. Il fut donc décidé qu'avec l'aide de Flemming, le CSS Tallahassee tenterait de s'échapper par l'Eastern Passage, un goulot étroit et peu profond, seule planche de salut pour l'équipage confédéré. L'évasion n'était possible qu'à marée haute, et celle-ci donnait juste ce qu'il fallait de profondeur pour permettre à un tel navire de passer. Encore fallait-il pouvoir éviter les écueils et les bancs de sable !

Le 20 août, peu après minuit, quelques heures avant l'expiration du délai donné par la Nouvelle Angleterre, le CSS Tallahassee fut lentement mené à travers le passage et dirigé vers la haute mer. Un petit bateau portant une lampe à pétrole éclairait la voie et montrait le chemin à suivre, sondant le fond toutes les deux à trois minutes pour vérifier la profondeur. Jamais un navire aussi lourd que le CSS Tallahassee n'avait bravé les eaux traîtreuse de l'Eastern Passage. Wood et Flemming réussirent un des exploits les plus audacieux de l'histoire de la Marine américaine.
Après l'évasion, Flemming mit son bateau à l'eau du côté de l'Ile du Diable qu'il rejoignit dans l'obscurité, plus riche qu'il ne l'avait jamais été.

L'emplacement des navires de l'Union, le USS Nansemond et le USS Huron, ne fût jamais confirmé, mais ils ne virent jamais le CSS Tallahassee. Dans une dernière ruse, Wood laissa croire qu'il se dirigeait vers le fleuve St Laurent et ses deux poursuivants furent dupes...
A son retour en Caroline du Nord, le CSS Tallahassee a forcé le blocus de l'Union à plusieurs reprises avec succès, arrivant indemne à la fin de l'été 1864. Il fut rebaptisé Olustee après la bataille du même nom puis Chameleon. Il fut saisit par la Grande Bretagne en 1866 puis attribué au gouvermenent des Etats-Unis.

A la fin de la guerre, Jock Flemming organisa un partenariat avec un confédéré à Halifax, nommé Wilkinson Wood, et sachez, pour la petite anecdote, qu'il fit flotter le drapeau sudiste au-dessus de leur bureau...

Sources : Wikipédia, tcs ednet, collections Canada, Oz Connect
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# Posté le mercredi 29 novembre 2006 17:49