La vérité sur les Sudistes

La vérité sur les Sudistes
Si les Sudistes étaient connus pour leur bravoure frisant l'inconscience, leur orgueil n'en était pas moindre. Cette histoire drôle qui a traversé les années sans perdre de sa fraîcheur en est un parfait exemple.

Un captain yankee, dont la bienséance nous fait taire le nom, évoluait en territoire hostile, quand sa compagnie fut prise pour cible par un Confédéré, planqué derrière une colline. Peu enclin à se laisser impressionner, le captain envoya un corporal et son squad déloger l'opportun.
Il y eut alors une brève fusillade, et le captain eu beau attendre, ni son corporal, ni son squad ne revinrent.
" c'est assez ! S'exclama-t-il. Sergeant, vous et votre section, partez donc neutraliser ce Bloody Reb !"
Le sergent et sa section partirent alors vers la colline. Comme précédement, il y eut une brève fusillade, plus intense que la première. Et comme précédement, personne ne revint.
Le captain vit rouge. Il diligenta alors son lieutenant avec un peloton entier.
"Faut-il donc quarante hommes pour neutraliser un seul sudiste ?" S'écria-t-il.
Le lieutenant partit à la tête de ses hommes. Nouvelle fusillade, plus longue, plus intense. Le captain regardait avec angoisse la colline, espérant le retour victorieux de ses hommes.
Alors qu'il n'y croyait plus, son lieutenant revint, clopinant, le bras en écharpe, l'uniforme en lambeaux et visiblement épouvanté.
" - Alors, vous l'avez eu ? Lui demanda le captain.
- Certes pas, Sir ! On s'est trompé sur les effectifs. Il n'y a pas qu'un sudiste sur la colline. Il y en a deux !"
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# Posté le mercredi 29 novembre 2006 18:53

Tirs incroyables

Tirs incroyables
On ne le croyais pas possible, et pourtant ça arrive. Ces tirs si parfaits ou si surprenants que si on avait essayé de le faire, jamais on n'y serait parvenus. Voici quelques uns de ces tirs incroyables.

Le premier à noter est celui arrivé pendant que Farragut dirigeait le blocus. Alors que le Hartford, son vaisseau amiral, avait atteint la rivière au niveau d'une ville, un obus frappa un de ses canons, qui étaient chargés, entrant dans la gueule, y éclatant et faisant éclater la charge, tuant les servants.


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Le private confédéré William W. Patterson raconte aussi une histoire peu commune :
"J'avais tant tiré avec mon arme que quand j'y ai mit une balle Minié et neuf chevrotines, j'ai pensé pouvoir en mettre davantage. J'ai donc rajouté neuf chevrotines et du papier. En enfonçant ce supplément, ma baguette ce coinça et je ne pus ni la retirer, ni la pousser. Augustin [mon cousin] me dit "Si tu tires avec ça, ça va exploser. Tournes le vers le haut et pose la baguette sur ce rocher !"
"C'est ce que je fis, mais l'ennemi prépara une charge, et je dus laisser la baguette dans le canon.
"Pensant que le recul de l'arme pourrait être pareil à une ruade de mule, je me suis agenouillé, ne tombant pas ainsi de très haut. Et j'ai bien fait.
"Quand l'ennemi sortit du bois, se ruant droit sur nous, je dit à mon cousin : "regardes ce yankee sur le cheval bai brun."
" Quand je tirais, le recul me fit tomber d'un côté, l'arme de l'autre, le cheval n'avait plus de cavalier et il y avait un vide dans leurs lignes. La baguette, les dix huit chevrotines et la balle Minié avaient fait leur oeuvre. Mon capitaine a dit "Regardes là, jeune homme, où as tu donc obtenu cette artillerie ?" J'ai répondu que c'était un cadeau du général Jackson. "Bien !" a-t-il dit d'un ton méditatif. "Le général Jackson aurait du la monter sur roues, cela t'aurait évité de te prendre un coup de pied de mule !"

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"Durant la bataille de South Mountain, les Rebelles ont tenu une position très forte. Ils ont été postés dans un passage de montagne et avaient l'infanterie sur les hauteurs de chaque côté. La position semblait imprenable.
" La bande de Rebelles occupait un rebord sur l'extrême droite. Comme le colonel s'approchait avec quelques hommes, les rebelles toujours invisibles versèrent sur eux une volée de balles. Le colonel Hugh McNeil, sur l'instant, commanda : "dirigez votre feu sur ces rochers !"
" Le détachement hésita, n'étant pas habitué à un tel ordre. Ils avaient coutume de choisir leur cible.
" Feu ! Tonna le colonel. Je vous ai dit de tirer sur ces rochers !"
" Les hommes obéirent. Pendant quelques instants, un feu irrégulier fut entretenu, le détachement se protégeant comme il pouvait, là derrière un rocher, là derrière un arbre. McNeil surprit alors deux rebelles regardant à travers une ouverture.
" Attendez une minute. Dit-il. Je vais essayer moi-même. Il n'y a rien de mieux que de tuer deux oiseaux avec une seule pierre."
" Les deux rebelles n'étaient pas alignés, mais l'un était un peu en retrait de l'autre, tandis que juste devant le premier, la roche était légèrement inclinée. Le colonel a saisit un fusil, l'a levé, jeté un coup d'oeil un moment le long du canon ;
" Un coup de feu s'ensuivit, et les deux rebelles disparurent. Au même moment une forte exclamation déchira l'air à peu de distance derrière.
"Tout va bien à présent. Cria le colonel. Chargez moi ces rascals !"
" En un instant, des hommes apparurent parmi les rochers. De frayeur, ils tentèrent de fuir mais se heurtèrent à un autre détachement ennemi, et ils furent forcés de se rendre. Pas un seul ne s'échappa. Chacun avait vu l'ordre du colonel de tirer au hasard parmi les rochers. Il avait envoyé un groupe les contourner et devait attirer leur attention. C'était un succès total.
" Les deux rebelles que le colonel visa furent retrouvés raides et froids. La balle qu'il avait tiré avait ricoché sur le rocher incliné et avait traversé leurs têtes. Il la retrouva non loin d'eux, aplatie. Il l'a ramassa et la mit dans sa poche."

Anecdotes, Poetry and Incidents of the War: North and South, 1860-1865, traduction libre
Frank Moore, editeur


NOTA : Le colonel Hugh Mc Neil, commandant le 13th Pennsylvania à la bataille de South Moutain fut tué quelques jours plus tard à Antietam.

[A SUIVRE]

Source : Valstar.net

# Posté le mercredi 29 novembre 2006 21:27

Modifié le jeudi 30 novembre 2006 17:58

Le Roll-Call, poésie

La Guerre de Sécession fut aussi productive en chants qu'en poèmes. Au gré de ce blog, j'aurais l'occasion d'en poster régulièrement. Voici donc un poème que je voulais vous faire partager plus particulièrement, car sa lecture m'a beaucoup touché. La voici dans sa version originale, je tâcherais de vous la traduire sans trop commettre de sacrilège.

ROLL-CALL
by Nathaniel Graham Shepherd
(1834-1888)

"Corporal Green!" the Orderly cried;
"Here!" was the answer loud and clear,
From the lips of a soldier who stood near,--
And "Here!" was the word the next replied.

"Cyrus Drew!"--then a silence fell;
This time no answer followed the call;
Only his rear-man had seen him fall;
Killed or wounded--he could not tell.

There they stood in the failing light,
These men of battle, with grave, dark looks,
As plain to be read as open books,
While slowly gathered the shades of night.

The fern on the hillsides was splashed with blood,
And down in the corn, where the poppies grew,
Were redder stains than the poppies knew,
And crimson-dyed was the river's flood.

For the foe had crossed from the other side,
That day, in the face of a murderous fire
That swept them down in its terrible ire;
And their life-blood went to color the tide.

"Herbert Cline!"--At the call there came
Two stalwart soldiers into the line,
Bearing between them this Herbert Cline,
Wounded and bleeding, to answer his name.

"Ezra Kerr!"--and a voice answered "Here!"
"Hiram Kerr!"--but no man replied.
They were brothers, these two; the sad wind sighed,
And a shudder crept through the cornfield near.

"Ephraim Deane!"--then a soldier spoke;
"Deane carried our regiment's colors," he said,
"When our ensign was shot; I left him dead,
Just after the enemy wavered and broke."

"Close to the roadside his body lies;
I paused a moment and gave him to drink;
He murmured his mother's name, I think,
And Death came with it and closed his eyes."

'Twas a victory, yes; but it cost us dear:
For that company's roll, when called at night,
Of a hundred men who went into the fight,
Numbered but twenty that answered "Here!"

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Pour les personnes fâchées avec l'anglais, en voici une traduction approximative. Elle a été faite par mes soins et n'étant pas experte dans la langue de Shakespeare, il est possible que des erreurs, des mauvaises tournures de phrases ou des non-sens s'y soient glissés. N'hésitez pas à me les signaler pour que je puisse les rectifier au plus vite...


"Caporal Green !" Cria le planton;
" Ici!" Fut la réponse forte et claire,
Des lèvres d'un soldat se trouvant proche
Et "ici!" était la réponse suivante.

"Cyrus Drew !" -- Alors le silence tomba;
Cette fois, aucune réponse n'a suivit l'appel;
Seul le soldat de derrière l'avait vu tomber;
Tué ou blessé -- il ne pouvait pas le dire.

Ils étaient là, debout dans la lumière déclinante,
Ces hommes de bataille, avec un grave, sombre regard,
Assez clair pour être lu comme des livres ouverts,
Alors que lentement avançaient les ombres de la nuit.

Les fougères sur les pentes ont été éclaboussées de sang,
Et en bas dans le maïs, où les pavots grandirent,
Etaient des taches plus rouges que les pavots connaissaient,
Et teint de cramoisit était le flot de la rivière.

Car l'adversaire avait traversé venant de l'autre rive,
Ce jour, en face d'un feu meurtrier
Qui les a balayé dans son ire terrible;
Et leur sang venait colorer la marée.

"Herbert Cline!" -- A cet appel vinrent
Deux solides soldats dans les lignes,
Soutenant entre eux cet Herbert Cline,
Blessé et sanglant, pour répondre à son nom.

"Ezra Kerr!" -- Et une voix "ici!"
"Hiram Kerr!" -- Mais personne ne répondit.
Ils étaient frères, ces deux là. Le vent triste a soupiré,
et un frisson a parcourut le champ de blé tout près.

"Ephraim Deane!" -- Alors un soldat a parlé ;
"Dean portait les couleurs de notre régiment," Disait-il,
"Quand notre pavillon a été tiré ; je l'ai laissé pour mort,
Juste après que l'ennemi a hésité et a rompu."

"Sur le bord de la route son corps reposait ;
J'ai fait une pause un moment et lui ai donné à boire ;
Il a murmuré le nom de sa mère, je pense
Et la Mort est venue et lui a fermé les yeux."

C'était une victoire, certes ; mais elle nous a coûté cher :
Pour l'appel de cette compagnie, réunie dans la nuit,
Sur la centaine d'hommes qui sont partis au combat,
Seuls vingt ont répondu "Ici!"
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# Posté le mercredi 29 novembre 2006 21:33

Modifié le vendredi 08 décembre 2006 09:44

La Civil War selon Bush

La Civil War selon Bush
Vu sur internetweekly.org

"La guerre en Irak est comme la guerre Civile Américaine. Seulement cette fois, nous sommes pour l'asservissement des femmes, au lieu des Noirs."

Image satyrique qui démontre bien la contestation de plus en plus d'américains sur sa guerre menée en Irak.
Et que le stéréotype Sud=Esclavage est aussi ancré dans les mémoires des Yankees d'aujourd'hui.
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# Posté le jeudi 30 novembre 2006 15:50

Modifié le vendredi 01 décembre 2006 02:45

Moment of mercy

Moment of mercy
13 décembre 1862 - Par un matin brumeux, les hommes du général Burnside s'apprêtent à prendre d'assaut Fredericksburg. Mais les Confédérés, loins de vouloir se laisser faire, ont d'autres plans en tête. Lors d'une attaque surprise menée par Stonewall Jackson, les Rebelles firent pleuvoir un déluge de balles et près de 6.200 soldats de l'Union furent tués ou blessés, "tombant comme des feuilles d'arbres en automne". Et quand les échos de la bataille s'effacèrent, les gémissements des hommes mourants remplirent la froide nuit de décembre.
Quand l'aube pointa, les cris d'agonie eurent raison d'un jeune soldat Confédéré de 19 ans, le sergent Richard R. Kirkland (2nd South Carolina). Il alla vers son commandant, le général Joseph Kershaw et dit : "Monsieur, je voudrais porter de l'eau à ces hommes." Et Kershaw de répondre :"Fils, tu es un foutre d'imbécile."
Le général laissa partir le jeune sergent, refusant toutefois d'utiliser le drapeau blanc pour assurer sa survie. Kirkland sauta le mur, et fut aussitôt accueillit par une grêle de coups de feu. Comme il se penchait sur un soldat de l'Union et approchait une gourde de ses lèvres, le commandant yankee aperçu ce moment de pitié. Il leva sa main et cria à ses hommes :"ne tirez pas sur cet homme ; il est trop brave pour mourir !"
Se rendant compte de leur erreur et des intentions du Confédéré, les Nordistes cessèrent le feu, et des acclamations surgirent de part et d'autre du champ de bataille, et Kirkland fut surnommé "Angel of Marye's Heights".

Tristement, il mourut durant la bataille de Chikamauga, le 20 septembre 1863. Séparé de son unité avec deux amis lors de la charge de la Snodgrass Hill, il resta en arrière pour tirer une dernière fois et fut mortellement blessé. Exhortant ses deux camarades à sauver leurs vies, ses derniers mots furent :"Regardes P'pa ! Je meurs dignement !"

Sources : Brother's War, Fredericksburg.com
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# Posté le jeudi 30 novembre 2006 17:21

Modifié le vendredi 01 décembre 2006 02:49